Le 13 Jan 2012, par Karine Porret
Théière Diamant de Christopher Dresser, vers 1879
©Londres, Victoria & Albert Museum
Détail d'un tableau de John Everett Millais, "Esther", 1865
©Etats-Unis, collection Robert et Ann Wiggins
Broche de Carlo Giuliano, 1875-1895
©Londres, Victoria & Albert Museum
Tous les étudiants en design, tous les apprentis stylistes, devraient lâcher leur blog quelques instants, pour courir au musée d’Orsay. Il ne reste en effet plus que ce week-end pour voir la fantastique exposition "Beauté, Morale et Volupté", déjà proposée à Londres l’été dernier, composé des oeuvres de Rossetti, Morris, Leighton, Burne-Jones, Wilde, Millais... Admirer ces créations d’une modernité incroyable pour leur époque (1860-1900). Comprendre cette volonté, révolutionnaire, d’échapper à la laideur et la vulgarité en proposant un nouvel idéal de beauté, une poésie pure, entièrement dédiée au plaisir du spectateur. Apprécier la pureté des lignes d’une théière, la vibration des couleurs d’un tissu, l'incroyable délicatesse d'un pendentif en corail... La recherche de la beauté à tout prix devient une quête d’ordre spirituel, menée par Oscar Wilde : "Je crains que vous n'ayez entendu parler de moi [...] comme d'un jeune homme pour qui la pire difficulté qui fut était de mener une existence digne de sa porcelaine bleue - paradoxe dont l'Angleterre ne s'est jamais remise."
"Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde", jusqu’au 15 janvier 2012 au musée d’Orsay, à Paris. L’exposition sera présentée à San Francisco à partir du 18 février, à la Legion of Honour.
Catalogue édité par Skira Flammarion
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