Le 07 Déc 2011, par Karine Porret
Soichi Sunama, "Martha Graham, Lamentation", 1930
©dr
Le Centre Pompidou raconte, sur 2000 mètres carrés, les liens qui unissent danseurs et artistes, depuis les années 1920. Des arabesques à l’infini relient théoriciens du mouvement, plasticiens, chorégraphes, dans des documents souvent inédits. D’Isadora Duncan à William Forsythe, de Rodtchenko à Eliasson, l’énergie vitale des danseurs inspirent les peintres et les photographes, qui cherchent à leur tour de nouvelles couleurs, de nouvelles vibrations. Le corps devient tour à tour voluptueux, épuré jusqu’à l’abstraction, ne fait qu’un avec la nature. Et c’est magnifique ; tout n’est que tempo, mouvement, espace, et joie : « Il s’agit de danser avec les hanches, de l’une sur l’autre, d’un pied sur l’autre, et de sortir les fesses et de secouer les mains, explique ainsi Joséphine Baker dans ses "Mémoires", en 1949 (Dilecta). On cache trop ses fesses depuis quelque temps : elles existent, les fesses. Je ne vois pas ce qu’on a à leur reprocher. Il est vrai qu’il y a des paires de fesses qui sont tellement bêtes, tellement prétentieuses, tellement insignifiantes. Elles sont tout juste bonnes pour s’asseoir dessus, et encore… »
Danser sa vie, jusqu’au 2 avril 2012 au Centre Pompidou, Paris 4ème. www.centrepompidou.fr
Andy Warhol, "Dance Diagram (6): The Charleston Double Side, Kick-Man and Woman", 1962. Zurich, Daros Collection
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