Le 04 Oct 2011, par Laurence Benaïm
Hermès, printemps/ete 2012
Chloé, printemps/ete 2012
Yves Saint Laurent, printemps/ete 2012
Stella McCartney, printemps/ete 2012
Ecume crochetée, crepe liquide, mousselines atmosphériques. Le blanc de l’été 2012 pourrait à bien des égards ressembler au blanc des années 30, à celui, plus cosmique des années 60, au blanc amidonné des années quatre vingt dix. Gowns, chemises blanches, pantalons de lin ficelle, villégiatures retrouvées, aubes au tombé monacal, toute la palette des blancs se déploie, au fil de ces défilés parisiens, avant l’orage annoncé. Serait ce l’avant crise ? Que le ciel est beau, que les filles sont belles, on dirait qu’elles s’appellent toutes Rose ou Gabrielle. Leurs robes ne semblent pas avoir été touchées. Fin de l’été 2011, derniers jours de canicule, lumière sans ombre, piétinements sans un gramme de souffle. Matins blancs et frais comme du beau linge aux jours de Venise chez Hermès, fondu enchaîné de robes et de blouses chez Chloé, robes douces comme l’intérieur d’une pêche, plissés bonne mine pour des femmes sans fond de teint, caresses infinies, lactées, insolemment « nude », cosmétique de la soie au diapason d’une saison qui recompose sur ses talons or, la promesse de l’envol.
Stiletto 224, rue Saint-Denis, 75002 Paris - Tél. : + (33) 1 47 20 26 55 - Fax : + (33) 1 42 60 03 08