Le 28 Sep 2011, par Laurence Benaïm
Prada, printemps/ete 2012
Giorgio Armani, primtemps/ete 2012
Salvatore Ferragamo, printemps/ete 2012
A Paris, une société « Fashion company » vendrait de fausses accréditations pour les défilés... Et voilà le rififi de la mode.
A Milan, le scandale provoqué par les déclarations d’Anna Wintour, la papesse du Vogue US, contre le Cavaliere en disent long sur le système qui explose de toutes parts. Ambiance de cuvette surchauffée, ciel de plomb, spartiates en déroute, les « where are you » excédés des rédactrices à l’adresse de leur chauffeur, maintiennent la pression, version palette Tupperware. Il n’y a plus d’automne. Les manteaux de fourrure piquent un fard dans les vitrines. Les stocks s’accumulent. Le retour de la féminité annoncée laisse poindre à l’horizon des silhouettes de l’avant 68, charriant dans le cortège des petits plissés et des dragées en fleur, l’inoffensive housewife du dimanche. Prada tire son épingle du jeu palinesque, avec une sublime démonstration Cadillac Couture, -l’un de ses plus beaux défilés-, marquant l’évidente fascination pour l’Amérique des années 50 sous le soleil des garden party. Les tapis rouges flambent en avance, tant se multiplient les déesses pur soie, les étoiles d’Hollywood, criblées de lumière et de poussière de diamants. Chaud devant.
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