Le 29 Jan 2009, par Laurence Benaïm
Louis Vuitton, collection pré-fall 2009
©DR
Paris est une fête et c’est merveilleux de le savoir avant ; si Estelle Lefebure et Amanda Sthers arborent des parures Cartier ce soir, -septième édition du dîner de la mode contre le sida (Pavillon d’Armenonville), Carla Bruni-Sarkozy porte des bijoux vintage de la collection privée Van Cleef & Arpels: motifs d’oreille diamant et saphir Pampilles de 1923, bracelet en serti mystérieux de saphir et diamant de 1937, sautoir en saphir diamant et perles de l’atelier de New York, sac du soir Art Déco en feutre noir doublé de cuir vert, or, émail, fermoir en cristal de roche orné d’un diamant taille rose de 1927. Je suis ce qu’on me dit, ce que j’entends, ceux qui me racontent. Babeth Djian, arrivée hier soir chez Anne Valérie Hash, en s’excusant de ne pouvoir assister au dîner . « Mais ou est Stella ? » (erreur de pilotage de l’assistante ?). Et aujourd’hui. Sous ce soleil rond comme une lune de champagne, Paris dansait, flottait, grains d’or au dessus de la Seine bleu gris, « comme un dimanche sans les quais fermés », dixit Marianne Faure (L’Officiel), retrouvée chez Louis Vuitton pour la présentation « pré-fall ». Un appartement « parisien » avait été reconstitué et tout, des murs aux plateaux aux bijoux fantaisie créés par Camille Miceli, en passant par le mini boudoir aux souliers et sacs conçus par Sofia Coppola, avait été mis en scène pour ce petit moment d’éternité éphémère. Baby macarons double-face, pompons de tartes et thé parfumé arrosé d’un sirop de lumière au citron. Sur les portants, on admirait les vêtements que n’auraient pas renié, au temps de leurs amours, Mia Farrow et Woody Allen, pour Broadway Danny Rose. Jupe crayon, micro-boléro de vison, petite maille de cachemire à rubans noués, sandales de python portées avec des fines socquettes noires siglées : cette Parisienne là ne peut venir que d’ailleurs, et c’est ce qu’on aime à Paris, tant elle reflète l’image idéalisée de cette french touch que les Français au moral trop dévasté ne peuvent entendre, eux qui suppriment sur les chaînes de télé et dans les journaux les compte rendus couture, parce que tout de même en période de crise, ce luxe, quelle provocation ! S’ils savaient seulement. Pendeloques, sequins, cols à jabots, drapés tissés, les détails ajoutent à cette cette manière qu’à Marc Jacobs de réactiver les désirs, en les faisant swinguer, là quelque part, de la Mitteleuropa familiale au coffret à images de ses American fashion mémories, entre Lee Miller et Claire Mc Cardell. Sur le quai de la Mégisserie, les voitures filaient comme des cigales de mer. On rêvait de demain en pensant à hier, croyant entendre au loin un petit air de one-step ou de shimmy, avec des belles fumant des Craven A
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