Le 31 Aoû 2011, par Laurence Benaïm
Shootée par Mario Testino, l'actrice Rosie Huntington-Whiteley est l'icône du parfum Burberry Body.
©DR
En ces temps où la guerre des égos fait rage, le luxe ne cesse lui de jouer la carte de l’invisible douceur. Luxe de la disparition contrôlée, d’un raffinement « bois de cachemire, vanille crémeuse, ambre sensuelle » (Body, le nouveau parfum de Burberry), d’une peau lissée « comme si la lumière émanait de l’intérieur » (Armani Glow) : « Souligner sans trahir. Jouer sans surjouer ». Les as de la cosmétique et des parfums auraient ils des conseils à donner à nos politiques ? Ce serait sans doute la raison pour laquelle Martine Aubry tomberait sa veste blanche, et Ségolène, sa casaque rouge. Elle la femme qui « rit sans sourire » (Fabrice Luchini), pourrait renoncer à ses formules autoritairement matriarcales pour endosser l’habit de lumière, avec une simplicité étudiée. Abandonner enfin sa course radieusement désespérée. Ranger ses discours dans un caisson de rangement imaginé par Enzo Mari pour Hermès. « Sa forme, un ovale libre, est celle d’un galet que l’on aurait trouvé sur la plage. Une marqueterie géométrique attire le regard sur les veines du bois. » Oui place au taurillon lisse, au marbre veiné de beige et aux pieds couleur étoupe. Aux montagnes du pouvoir, préférons la caresse des dunes..Moins de flashes, plus d’éclat ? Imaginons un programme politique aux couleurs ambrées d’un dossier de presse : « Comme en Couture, c’est le détail qui fait la différence… Rien n’est plus difficile que la simplicité apparente ».
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