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REVEILLON FOOT TENDANCE MONDIAL 2018

L'image du jour: celle de la foule envahissant les Champs Elysées, du Président français ruisselant de bonheur à la tribune officielle, celles des drapeaux tricolores, et tout ce que les images ne nous font pas entendre, les klaxons, la joie, les hordes lancées dans Paris comme s'il s'agissait d'une libération avec un petit l, catharsis de cette foule qui désolée de n'avoir eu que des commémorations tristes, se célèbre, hilare à toute berzingue, dans une joie collective, qui permet à chacun d'être tellement joyeux qu'on à l'impression de vivre un super reveillon caniculaire, une sorte de Noel sous les tropiques en 2050 quand le climat sera devenu si fou, que nous vivrons l'hiver en manches courtes et short. Voici donc la foule torse nue. Et les coeurs aussi dorés que cette coupe, remise par Natalia Vodianova égérie Chopard à Moscou, un trophée couleur de soleil dans son écrin Louis Vuitton.
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FRANK HORVAT, L'OEIL INTERIEUR

Valence accueille "Please don't smile", et célèbre le regard d'un jeune homme de quatre vingt dix ans. Quand on lui demande s'il rêve encore, il répond: "Comme je ne dors pas, je pense. Les images et les idées tournent dans ma tête. Mais la photographie ne s'imagine pas. Elle est liée à l'instant de la lumière juste".
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MARTIN GRANT COSMETIQUE NOW LOOK

Parce que ce sont des lignes en mouvement. Parce que rien n'est figé. Que cette allure qui étire la silhouette, avec ses pantalons taille haute et ses manteaux dont il a fait des classiques, a quelque chose de formidablement pur. Cosmétique couture. Silence et lumière. Comme dans son atelier show room de la rue Charlot, où chaque saison est une promesse, un vestiaire renouvelé, ici avec des ors, des mousselines lamées, des gabardines parme et des jaunes insolents. Des jupes de cuir aux surpiqures sellier serpentant le corps. Des robes en crêpe viscose lourd dont les drapés se fondent sur les gestes, sans rien écraser, pour révéler une attitude, une visage, une personnalité. A plats chromatiques et sensualité des matières, des manteaux célestes et des combinaison couleur de poudre, qui donnent envie d'heureux lointains dans des villes où marchent sans fin des héroïnes de toujours. Bravissimo.
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DIOR MOODBOARD NEO MAI 68

Diana Vreeland avait inventé l'expression "youthquake". C'est bien à ce ras de marée jeune, que Maria Grazia Chiuri fait référence dans sa collection où les motifs "non non non" sur les pulls (merci Sonia Rykiel), et autre signes anarchiques, sèment le désir sans entrave, entre retours aux champs (de luxe) avec sabots et vestes néo hippie tout en patchwork de motifs de couleurs ou de denim cousu à gros points. Un voyage upper class entre Milan et Katmandou via New York et Shanghaï où les filles dans le vent s'élancent en jupe plissée marquée d'un Dior sur le devant et sac Saddle qui fête son grand retour. L'avenue Montaigne devient un immense mall à ciel ouvert, avec sur les murs, un maxi collage de couvertures de photos de Une de magazines des sixties (merci Jacques Villéglé). Comme sur un moodboard, toutes les tendances sont là, donc de l'argenté aux vestes travaillées façon mini caban dans un esprit dandy folk plus inspiré par le Swinging London que par le Paris où il faut quand même le dire, à l'époque, la jeunesse qui lançait les pavés et dormait dans les universités allait fait du cheveu long plutôt sale, du pull en shetland porté à même la peau et du velours côté tirebouchonnant un modèle de la démode à venir.. (photo Adrien Dirand)