Edito

Tout peindre, même les oiseaux noirs, même l'horreur qui s'enfuit. Oui c'est bien Auschwitz ici raconté avec le regard d'un enfant, dans l'innocence anéantie. Déportée à l'âge de dix ans avec toute sa famille, Ceija Stojka a survecu à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. Autodidacte, Ceija Stojka, a commence à écrire et à peindre à l'âge de 50 ans pour témoigner et combattre l'oubli. C'est la première fois que la France, lui rend hommage à travers deux expositions, l'une à la Maison Rouge à Paris, l'autre à la Friche de Mai à Marseille. "Bien des années passèrent avant que les gens n'osent faire sortir leurs vies torturées des recoins où elles se cachaient. Elles semblaient rester dans les profondeurs," a écrit Aharon Appelfed dans l'Héritage Nu (l'Olivier 2006): "la mémoire, ce n'est pas suelement le fais, les choses vues, et le relevé de leur emboîtement, c'est aussi la chaleur d'une émotion. La mémoire est dans doute l'essence de la création".  



 



Ceija Stojka, La Friche Belle de Mai - Marseille, du 11 mars au 16 avril 2017 La maison rouge - Paris, du 23 février au 20 mai 2018