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Cannes à l'heure de #metoo

Des talons oui, des corps un peu dénudés mais quoi d'autre.. Cannes nous offre le spectacle quotidien de ces stars au corps pincé ou pas, perché souvent, prêt à affronter tous les paradoxes, et souvent terrifiant de vulgarité. Une montée des marches réservée aux femmes? Mais voyons, c'est bien ce samedi, comme pour prouver dans l'autogestion de la condition féminine par elle même, que la fin du mâle blanc est proche. Pauvre de lui, le voici écarté par toutes celles qui quelques jours plus tôt ne semblaient pas renoncer aux sifflements des photographes, dans une parade étrangement régressive. En attendant, Zoé Kravitz habillée par Anthony Vacarello (Saint Laurent), semble épargnée par ces querelles. Elle a pour elle la beauté et la jeunesse que souligne cette robe de dentelle noire (la réplique d'un modèle haute couture d'Yves Saint Laurent). A noter que celle ci était subtilement illuminée de rubans de satin rose shocking, et qu'ils sont ici noirs. Comme enlever à Manet sa lumière, et lui préférer le graphisme en mouvement d'une silhouette dont la force est quand même de faire taire les vieilles pies, et chasser les mauvais démons de la fausse culpabilité.
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YSL AU MET BALL DE NEW YORK

Total black.. Une manière qu'ont les égéries Saint Laurent by Anthony Vacarello d'apparaître comme en rupture avec les falbalas et le grand cirque costumé de ce bal du MET.
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LA CROISIERE CHANEL AU GRAND PALAIS

Un paquebot, immense, amarré au Grand Palais. Un rêve signé Karl Lagerfeld et la maison Chanel pour un embarquement immédiat aux couleurs de la collection Croisière 2018 battant pavillon La PAUSA
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HAROLD FEINSTEIN

A partir du 24 mai, la Galerie Thierry Bigaignon présente la deuxième partie de la rétrospective consacrée à Harold FEINSTEIN, avec une série de photographies prises entre 1966 et 1988, qu'il considérait comme « un petit échantillon de [son] voyage photographique témoignant de la beauté et du mystère de cette vie humaine » .A l’occasion de cette exposition événement, la galerie mettre en vente sur le site COLLECTORS CONFIDENTIEL une photographie rare de Harold FEINSTEIN. Rendez-vous mardi 22 mai 2018 sur www.collectorsconfidential.com. Galerie Thierry Bigaignon Hôtel de Retz, 9 rue Charlot, Paris III http://www.thierrybigaignon.com/
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ORIENTS REVES A SAINT BRIAC SUR MER

D'un lieu, elle a gardé le nom: la Galerie la Boucherie expose pour la première fois Marion Lesage, dont les choses vues, comme autant de petits poèmes peints à la gouache ou subtilement évoqués au pastel, tracent des chemins de traverse. Moussons, palmiers, mondes suspendus, chemins quotidiens de ces lieux où le temps reprend le sien.. A ces rêves tissés de lumière et de pluie couleur de contes, s'ajoutent ceux de Katherine Tisné, artiste de la galerie, dont les regards célèbrent la même intimité en évasion, entre l'Egypte, l'nde Madagascar, sans fausse note, ni faux pittoresque. http://galerie-la-boucherie.com/
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Dans le regard d'Henri Dauman

Plus d'un million de négatifs. Une vie illuminée par la photographie, "l'université de ma vie" dit-il. L' ex frenchy de Life rencontré à Paris en octobre 2014 à l'occasion de la première grande rétrospective au Palais d'Iéna, à Paris, a gardé l'oeil absolu, la mémoire d'un chasseur d'images. Celle que célèbre aujourd'hui la KP Projects Gallery ià Los Angeles où les tirages du photographe révèlent des personnalités aussi variées qu'Yves Saint Laurent, Jane Fonda, Louis Amstrong. Une histoire del l'Amérique en image, sa première grande exposition aux Etats Unis. "Comme les chats, j'ai neuf vies". Né en 1933 à Montmartre, Dauman a passé une partie de son enfance caché dans les Yvelines, puis en Normandie. Lorsqu'il revient à Paris, Sa mère et lui apprennent la déportation de son père de Pithiviers vers une destination inconnue (Auschwitz, il l'apprendra bien plus tard...). En 1946, sa mère meurt empoisonnée avec huit autres personnes par un pharmacien du quartier vendant du bicarbonate qu'il avait acheté au marché noir. Seul, il n'a que ses yeux pour se défendre. Son espoir pour imaginer la suite, après quatre ans d'orphelinat. Vivre en regardant, pour s'étonner, pour apprendre, pour s'émerveiller, pour s'enivrer de rencontres et d'instants. Respect. Admiration. Hommage. Henri Dauman, KP Projects Gallery, Los Angeles.
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FENTY PUMA BY RIHANNA

C'est l'image que Martin Parr aurait rêvé de réaliser. Du rose, du jaune, du vert. Quelque chose d'irréel, un camaïeu de pastels forts chewing gum, solarisation médiatique pour la star qui sous le soleil des sunlights de Coachella ne transpire pas, juste un influx de vitamines sous vide comme une sorte d'invitation à parfaire notre envie d'escalader les murs d'un nouveau Truman Show, vingt ans après la sortie du film mythique de Peter Weir
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HUMANISME EN LA DEMEURE

"Je suis né dans une famille shakespearienne (....) Mon père avait un étrange goût de la vie. Cela fait des années que je cherche à le raconter. Cette histoire, je vous la soumets, elle a la fantaisie du conte lointain et la gravité d’un drame humain" Qui a oublié le Fou du Roi de Mahi Binebine? Qui peut rester insensible à cette présence, ce rire qui abat tout sur son passage, l'indifférence, la haine, l'intolérance? Son premier roman, Le Sommeil de l'esclave (Stock, 1992), a obtenu le prix Méditerranée. Trois de ses ouvrages, Cannibales (1999), Pollens (2001, et Terre d'ombre brûlée (2004) sont parus chez Fayard et ont été traduits en plusieurs langues. En 2010, il avait reçu le prix du Roman arabe pour Les Étoiles de Sidi Moumen. Ecrivain, peintre et sculpteur, Mahi Binebine a été décoré de la Légion d’Honneur le 7 avril dernier par Elisabeth Elisabeth Bauchet-Bouhlal, en présence de Jean-François Girault, ambassadeur de France au Maroc, dans le cadre de son implication dans la création de centres culturels pour les jeunes des quartiers défavorisés du Royaume. Entre l'artiste et la propriétaire du Es Saadi, qui collectionne l'art depuis toujours, défend avec passion son amour de la littérature et des artistes, un regard, un moment d'humanisme et de vérité. "Les existences les plus simples, les plus insignifiantes recèlent en réalité des puits de tendresse et d'émotions insoupçonnés ; d'inestimables trésors pour qui veut se donner la peine d'y regarder de près. Les eaux dormantes cachent tant de remous, tant de bouillonnements ! Le reste n'est qu'apparences, simulacres, faux-semblants. Un insidieux vernis où s'engluent nos rêves avortés. Quant au bonheur, existe-t-il vraiment ? Ou est-ce une invention de poètes en mal d'inspiration ?" a t-il écrit dans Pollens. A méditer.
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KRIS VAN ASSCHE CHEZ BERLUTI

Le jeu de chaises musicales continue, mais dans la fidélité. Kris Van Assche sera responsable de l’ensemble des collections souliers, maroquinerie, prêt-à-porter, et accessoires de Berluti. Transfuge de Dior il présentera sa première collection lors de la Fashion week Homme de Janvier 2019. Portrait par Paolo Roversi
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HAIDER ACKERMANN QUITTE BERLUTI

En septembre 2016, Haider Ackermann, prenait la direction artistique de Berluti. Ce 30 mars 2018, la maison annonce son départ. Un nouveau créateur devrait être annoncé prochainement. Décidément, avec l'annonce de Virgil Abloh chez Vuitton, et de Kim Jones chez Dior, la semaine du prêt à porter masculin de juin 2018 s'annonce haute en évènements...
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A FLEUR DE PEAU A LA FONDAZIONE PRADA

“Torbjørn Rødland: The Touch That Made You” is an exhibition initiated and organised by the Serpentine Galleries, London and curated by Hans Ulrich Obrist and Amira Gad. The project brings together a selection of over 40 photographic artworks and 3 videos realized between 1999 and 2016 by Norwegian artist Torbjørn Rødland. As Rødland explains, the title “The Touch That Made You” is connected with analogical processes: “the touch of the camera, the touch of the light hitting the film, the touch of the liquids running over the film during processing. I’m linking that to the stickiness and intimacy of certain motifs – these encounters between two individuals or between objects and bodies.”
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JE EST UN AUTRE PAR KOURTNEY ROY

Cow girl sur fond de désert américain, un grand rêve en version flashy, celui de Kourtney Roy qui sur les traces d'une Cindy Sherman se réinvente en mode chromo et nous transporte dans son lalaland un peu kitsch. Jusqu'au 16 mai à Paris, à l'hôtel Jules et Jim. Hôtel Jules & Jim 11, rue des Gravilliers Paris 3ème hoteljulesetjim.com facebook.com/hoteljulesetjim instagram/hoteljulesetjim
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LE MARK HOTEL, 77th Street FOREVER

Cucumber eye pads ou pyjama siglés, assiettes et mugs illustrés par Jean Philippe Delhomme, en charge de toute la charte graphique, le Mark Hôtel de New York demeure le rendez vous le plus trendy de Madison uptown et lance son e shop, histoire de garder en mémoire des instants précieux. Les initiés aiment y retrouver le décor de Jacques Grange (son seul hôtel à ce jour), comme la bougie Jurassic Flower de Carlos Benaïm pour Frédéric Malle. Des instants précieux entre deux rendez vous sur Madison et une visite au MET themarkhotel.com
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ASHLEY JUDD EN BULGARI

Il y a quelque chose de fascinant dans les Oscars, c'est le sourire immobile des stars. Celles qui radieuses s'avancent sur le red carpet, comme des poupées que rien ne peut atteindre. On se demande parfois dans quelle époque nous vivons. Alors que le normcore envahit les podiums, que nous annonce Cannes, dans le retour prévu de la bien pensance et du self control?
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JOHN GALLIANO DANS L'OEIL DE CHARLA CARTER

La collection A/W 2018 de Bill Gaytten pour John Galliano, à l'ambiance "Midwest America" de l'époque de la Dépression, semblait rendre hommage au film «On achève bien les chevaux» de Pollack, bien que l'effet final soit charmant par son étrangeté. Gaytten aime accentuer une collection par une touche de lingerie, alors s'y dévoilaient beaucoup de robes en mousseline de soie révélant des sous-vêtements à l'imprimé "journal" Galliano, jumelées avec de grandes vestes en tweed et en toile. Dans un cas, c'était même avec une salopette en jean brut oversize. Deux idées de style éventuellement à copier. Des chaussettes en cachemire côtelé portées (même avec ses robes lingerie) avec des richelieus plats et des bonnets en laine signés Stephen Jones ornés de plumes d'autruche et d'une voilette en tulle!
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AKRIS DANS L'OEIL DE CHARLA CARTER

Pour l'hiver 2018, Albert Kriemler d'Akris s'est inspiré de la Vienne d'Egon Schiele. Sa scénographie frappante au Palais de Tokyo comprenait des reproductions intégrales, du sol jusqu'au plafond, de certains des portraits en noir et blanc de Schiele, ponctués par l'occasionnel trait vif de vert émeraude ou de bleu de cobalt dans une écharpe ou un pull. Les vêtements Akris étaient chics et graphiques - Kriemler est un féru d'art contemporain et d'architecture - mais ce sont les chaussures qui m'ont marquées le plus! Conçus par Walter Steiger pour Akris, ses escarpins et ses bottes en poulain vert émeraude, rouge où bleu cobalt, formaient un élan de couleur vive irrésistible qui m'amène à m'interroger sur si oui ou non, j'allais oser un talon (très) haut l'hiver prochain ...
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ISSEY MIYAKE DANS L'OEIL DE CHARLA CARTER

Les gros pulls enveloppants d'Yoshiyuki Miyamae pour Issey Miyake semblaient particulièrement adaptés à cette Fashion Week parisienne glacée. Même si les mannequins (avec leurs touffes de cheveux hérissées et leurs lunettes de soleil qui s’apparentaient à des masques) avaient davantage de points communs avec la race extraterrestre que les fashionistas de la Cinquième Avenue, ces vêtements - une fois portés individuellement, avec sa paire de jeans préférée ou le chandail en cachemire de son petit ami - sont belles, uniques et oui, témoignantes d’une mode rafraîchissante, car affirmée. Ce manteau en maille gaufré à bandes jaunes chromées en est l’exemple parfait.
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CARVEN DANS L'OEIL DE CHARLA CARTER

Serge Ruffieux, directeur artistique de Carven, semble avoir une affection particulière pour les établissements d'enseignement. La saison dernière, son show s'est déroulé dans les salles sacrées de l'Université de Jussieu et cette fois, parmi les colonnes massives d'un lycée parisien des années 1930. Cela avait un sens: ses pulls en maille torsadée et ses jupes en laine plissée, bien que pas spécialement juvéniles, semblaient quand-même appartenir à la garde-robe d'une écolière (un peu) perverse. Mais à part les fabuleux mocassins à pompons et à doublure en fourrure, ce que l'on prisera la saison prochaine est l'une des vestes de Carven - évasée vers le bas, au dos plus long que l'avant, ornée de laine écossaise et avec des empiècements de laine unie, ou même de cuir. Le must-have? Une version à carreaux, d'une teinte brun chocolat et camel, à la fois douce et subversive, portée sur une jupe plissée en laine et à carreaux, quasi-assortie.
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LACOSTE dans l'oeil de CHARLA CARTER

Pour un défilé LACOSTE qui semblait par moments s’axer sur le thème d’une "variation sur le poncho" - aussi bien pour les garçons que pour les filles - il n'est donc pas surprenant que le sac de Felipe Oliveira Baptista ne soit non pas en bandoulière (difficile quand vos bras sont coincés sous un amas de tissus!) mais tenu fermement sur la hanche. Ce sac en toile très désirable est en fait un sac de pêcheur, une version surdimensionnée du fourre-tout utilitaire à multiples poches que l'UPLA (vous souvenez-vous d’eux?) a déjà immortalisé, l’inaugurant comme must-have dans les années 70. Rassurez-vous, il arbore quand-même une sangle palmée, qui peut, si besoin est, être portée par-dessus l'épaule, quoiqu’on la préfèrera repliée dans le creux du coude – nettement plus chic - comme avec une pochette souple. Le nouveau Birkin?