En novembre 1836, Alexandre Pouchkine, irrité par la cour pressante que le lieutenant français Georges‐Charles de Heeckeren d’Anthès fait à sa femme la belle Natalia Nikolaïevna Gontcharova, le provoque en duel. Sous un ciel lourd de neige, le soir du 8 février 1837, le poète russe alors au sommet de sa gloire est atteint d’une balle qui lui coûte la vie. Étrangement, la scène avait été contée par l’écrivain lui‐même dans son roman en vers paru six ans plus tôt : Eugène Onéguine. Inspiré du chef‐d’œuvre de la littérature russe, l’opéra composé par Tchaïkovski dresse le portrait sublime – fait de sarcasmes et de commisération – d’un personnage abîmé par les mondanités, refusant l’amour par vanité, tuant son ami le poète Lenski par orgueil et passant le reste de ses jours dans le désespoir. "Me laisser porter au gré de mes rêves, n'importe où, loin d'ici"... Classique du répertoire de l’Opéra national de Paris, la production épurée, mise en scène par Willy Decker, fait à nouveau souffler le vent de la musique romantique russe dans une distribution exceptionnelle, placée sous la direction d’Edward Gardner, avec Peter Mattei dans le rôle‐titre et Anna Netrebko en Tatiana. 10 représentations exceptionnelles du 16 mai au 14 juin 2017. Operadeparis.fr
@charles Duprat,-OnP

anna