Une galerie hors du temps, où la beauté traverse les décennies, comme dans un rêve que prolonge avec tant de subtilité Julie Blum, directrice du lieu: cette fois, la confrontation entre le mobilier moderniste, -une chaise longue de Turpin, une paire de chaises africanistes de Printz, une enfilade de l'architecte Adrienne Gorska- et les panoramiques et papiers peints début XIXé choisis par Carole Thibaut Pomerantz, expert en la matière, auteur d'un livre référence sur "les papiers peints, inspirations et tendances" (Flammarion) est tout simplement un enchantement. Nous voici quelque part entre les villes et les "jardins", et les "mois" de Joseph Dufour (1803) Loin des ruptures entre machines à habiter et ornementations hédonistes, la transmission est là qui s'impose à travers le goût, le luxe d'un point de vue. Comme si le graphisme de l'art décoratif des années vingt renouait avec l'enchantement de tous les ailleurs, promesses d'éden que célèbrent ces temples et ces jardins néo classiques. Une conversation que poursuit Mattia Bonetti avec un papier peint spécialement crée pour l'occasion.
Galerie Anne Sophie Duval, 5 quai Malaquais Paris 6è.

ASDUVAL