"J’ai toujours eu un imaginaire très fort. Quand j’étais enfant, je me faisais auto-halluciner: je m’entraînais à la déformation visuelle. Quand j’allais me coucher, je fixais le papier peint à pois de ma chambre et j’avais l’impression que tout bougeait. J’adorais ce moment. Mes rêves, la nuit étaient extrêmement puissants et prenaient une grosse place dans mes journées aussi. J’avais l’impression que la ligne entre le rêve et la réalité était très mince. Et cette ligne me fascine. Je m’étais fait mon monde à moi" confiait elle au site all-in-c.com (https://all-i-c.com/marie-eve-lecavalier/)
Comme pour rompre les amarres et retrouver de fil en aiguille les chemins de l'imaginaire. Née dans la banlieue de Montréal, diplômée de la Head de Genève, elle affirme sans détour une prédilection pour un réel flouté d'hallucinations, d'effets moirés, de formes organiques qu'elle recompose au fil d'une histoire trempée dans un réel qu'elle connaît trop bien pour le parodier. La voici couronnée du prix Chloé dont la 33è édition vient de s'achever à Hyères.

Marie Eve