"Bousculer les idées reçues en imposant une respiration. Une envie de légèreté cristallise un style en mouvement. Emprunter une voie où sensualité mélange intensité et fraicheur. Faire éclore une féminité où personnalité affirmée rime avec délicatesse suave" promet le communiqué de presse. Au final, une vision un peu trop littérale de celle qui bouscula les conventions pour réinventer un abécédaire. On reste prisonnier des signes et des évocations là où Elsa Schiaparelli affichait en version illimitée une certaine vision du monde, réduite ici à des jeux de couleurs et de matières. "Les silhouettes au raffinement absolu semblent flotter en apesanteur. Leur présence manifeste fusionne pureté et sophistication subtile. Le corps est revêtu d’une grâce infinie. Les robes à l’apparence déconstruite sont traitées comme des compositions. Les vestes aux épaules naturelles évoquent Picasso tout comme un nuancier de mousselines, Rothko". N'exagérons rien...

Schiaparelli