C'est un lieu surgi d'un conte: à 95 ans, il célèbre avec la même grâce l'hospitalité marocaine dans un cadre où l'ombre dispute à la lumière les joyaux de l'art décoratif marocain, entre zéliges et céramiques. Pierre Hermé, élu meilleur pâtissier du monde en 2016, vient d'y ouvrir une boutique, comme pour parfaire la quintessence d'un art de vivre et de savourer le meilleur.

Dans le quartier de l'Hivernage, le parfum entêtant du cèdre et de la datte fixe un lieu, autant qu'une histoire. Elaboré par Olivia Giacobetti,  le parfum maison de la Mamounia ensorcele chaque visiteur, comme pour lui dire, entre les bouquets mauves et roses et les banquettes de velours rubis: "soyez les bienvenus". Oui il fait bon retrouver ce palace jardin, comme pour croiser entre ses fantôme si présents, de Churchill à Yves Saint Laurent, la vérité d'une histoire intacte: l'âme d'un lieu que célèbrent avec passion les mains vertes du potager de 1500m2, ce mur de bougainvillées et ses allées de roses blanches et d'iris feu, la grâce d'un accueil qui fait de chaque moment un souvenir à revivre. Une expérience échappant à tous les critères du luxe standard, et qui s'impose au sommet de l'art de vivre. Elu meilleur patissier du monde en 2016, Pierre Hermé vient d'y ouvrir boutique: c'est une première en Afrique et au Maroc. Et l'on retrouve ici avec le même bonheur les accords de son macaron iconique, l'Ispahan (rose litchi framboise), que ceux de la cuvée Icône de la Mamounia (cerise, cacao, violette): il y a, ici, et loin de toutes les formules, quelque chose qui résiste au temps, et se fait délice pour les yeux, le palais, le corps en pleine renaissance. Du petit déjeuner servi au bord de la piscine au rituel hammam avec application de savon noir à l'eukaliptus, et savonnage à l'infusion d'orange, la tradition est plus qu'un mot: à la Mamounia, c'est une cérémonie de tous les instants. 

La Mamounia. Mamounia.com ;