Rassembler pièces de luxe et démarche généreuse, tel est le parti pris du site GoDoBe.fr, qui propose à la vente une sélection des marques solidaires et éthiques de mode, décoration et beauté. Rencontre avec sa fondatrice, Laure Gomez Montoya.

D’où vient le nom du site?

Go, do et be (aller, faire, être) sont des verbes positifs, des verbes d’action, traduisant le parti pris du site.

Quel a été le déclic pour monter GoDoBe ?

J’ai toujours été intéressée par ce qui relevait de l’humanitaire : le social business, la philanthropie... Je me suis dit que ce serait intéressant qu’il y ait un site qui regroupe toutes les marques qui mettent en place des initiatives solidaires, pour ne plus seulement associer mode éthique et bonnet péruvien ! En France, ce genre d’initiative n’existait pas. Je voulais rassembler des marques haut de gamme, des produits de luxe respectant les principes éthiques et solidaires.

Plus qu’un site de vente en ligne, un manifeste ?

En effet, en  plus de détailler les différentes initiatives mises en place par les marques spécifiquement éthiques, la section Journal du site répertorie les initiatives positives de marques « traditionnelles », qui s’associent ponctuellement à des associations, comme par exemple l’association du joaillier David Yurman avec la mannequin Liya Kebede et son programme Defining The Moment. En cela, GoDoBe est à la fois un univers où l’on peut s’habiller, ainsi qu’une présentation d’actions positives.

Comment choisissez-vous les marques présentes ?

Je fonctionne essentiellement au coup de cœur, en plus du respect de certains critères du site : commerce solidaire, fabrication écologique, 100% made in France ou Buy one Give one.  Ce dernier type d’initiative est particulièrement intéressant : pour chaque pièce achetée par un client, quelque chose est redistribué en échange. Par exemple, la marque anglaise Elephant Branded propose des accessoires fabriqués à partir de matières premières recyclées, dont des sacs de ciment. Pour chaque pièce achetée, la marque s’engage à fournir un kit d’éducation comprenant sac à dos, papier et crayon à un enfant du pays où les produits sont fabriqués, dont le Vietnam. L’initiative Buy One Give One est née avec la marque de chaussures Toms, qui a distribué plus de 20 millions de chaussures depuis sa fondation en 2006.

L’ « éthiquement correct », un effet de mode ?

C’est vrai que c’est dans l’air du temps. Mais je pense qu’avec la situation actuelle, les attentes changent. En période de crise mondiale, des autres modes de consommation émergent.

Vos prochains pas ?

L’ouverture officielle de l’e-shop – le site est en ligne depuis un mois, mais les pièces seront disponibles à la vente à partir de juin. J’aimerais aussi mettre en place des associations entre les créateurs, ou arriver à mettre en place des créations spécialement pour le site.

Un coup de talon ?

Sans hésiter, l’enlèvement des 223 jeunes filles au Nigéria. C’est révoltant.

 

Propos recueillis par Fleur Burlet

GoDoBe.fr