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Au sous-sol, la Mer morte. Puis, Jérusalem et, à chaque étage, une ville palestinienne, Ramallah, Gaza… Dans une structure verticale géante reprenant le modèle des gratte-ciels américains, Larissa Sansour a installé un Etat palestinien fictif, au sein de la galerie Anne de Villepoix. Un film étonnant à découvrir jusqu’à la fin de l’année, à la galerie Anne de Villepoix.

Née à Bethleem, vivant aujourd’hui à Londres, Larissa Sansour ne se définit pas comme « une artiste politique ». Dans un mélange de nostalgie et de modernité, à l’aide d’un film de science-fiction de neuf minutes, elle imagine une tour impressionnante, équipée d’un ascenseur, qui permet de voyager à travers tout le pays. A chaque étage, une ville, une identité propre. Dans une mise en scène clinique, sur une mise orientale électronique, les oliviers deviennent des plantes d’intérieur qu’il faut arroser. Au-delà d’un manifeste, on pénètre dans un imaginaire, un rêve ludique et poétique. K.P.
« Nation Estate », de Larissa Sansour, jusqu’en décembre à la galerie Anne de Villepoix, 43 rue de Montmorence, 75003 Paris.
Tél. : 01 42 78 32 24
http://www.annedevillepoix.com/

jerusalem-floor-smallfinal.jpg « Nation Estate »: l’étage de Jérusalem. (Larissa Sansour)

olive-tree-smallfinal.jpg « Nation Estate » de Larissa Sansour

mediterranean-smallfinal.jpg « Nation Estate » de Larissa Sansour