Ou va l’oud

Utilisé depuis toujours en parfumerie orientale, l'oud connaît cette année toutes les variations olfactives. Cartier et Francis Kurdkjian proposent à leur tour des fragrances enveloppantes et addictive.

Particulièrement populaire chez les parfumeurs en ce moment (Oud Royal d’Armani Privé, Precious Oud de Van Cleef & Arpels, Incense Oud chez By Kilian…), le bois de Oud a cette particularité qu’il dévoile des facettes différentes dès lors qu’on l’accorde à des notes cuivrées ou poudrées. Il est un peu considéré comme l’ambre moderne : une matière première entièrement végétale, qui porte en elle une âme animale. Cartier a ainsi infusé son Eau de Cartier de ce bois précieux, pour une fragrance qui réinvente l’Orient, à la fois transparent et animal.
Dernière interprétation en date, certainement l’une des plus réussies : celle de Francis Kurkdjian, qui présentait la semaine dernière, dans sa boutique de la rue d’Alger, sa toute dernière œuvre. Le nez a été cherché son oud aux confins du Laos, là où il est le plus pur et le plus coûteux, l’a illuminé de cèdre, de patchouli et de safran, l’a habillé d’un écrin doré, comme un moucharabieh. Un parfum mystérieux, forcément appelé à envoûter une nouvelle clientèle. En effet, la parfumerie orientale utilise l’oud depuis toujours et inspire de plus en plus de parfumeurs occidentaux, à quelques nuances près: «Je me rappelle la première fois que j’ai séjourné dans l’un de ces hôtels spectaculaires de Dubai, raconte Francis Kurkdjian. Les produits mis à disposition dans la salle de bain étaient saturés de parfum, de patchouli et de vanille. Je n’ai rien pu sentir de la journée… C’est comme si j’avais mangé des épices pendant trois jours… Depuis, à chaque fois que je vais à Dubai, j’emporte mon propre savon !»
Oud, de Francis Kurkdjian, lancement début mars 2012.
www.franciskurkdjian.com